jeudi 30 mars 2017

La parole est aux élèves



Le vendredi 6 janvier, une sortie au Cinéma du Havre était organisée dans le cadre du projet Kinema, un projet de collaboration avec des élèves polonais et allemands. Trois films, représentant chaque pays, font alors partie du projet. Cette sortie nous a permis de visionner le film français "Les Combattants" et le film allemand "Der Nachtmahr" dont Carolyn Genzkow est l'héroïne, elle interprète le rôle de Tina.

                                          Der Nachtmahr

Plus récemment, le vendredi 17 mars, une conférence était organisée à l'hémicycle du Conseil Régional de Rouen grâce à la présence de l'actrice allemande. Les mêmes élèves présents au Havre étaient aussi présents à Rouen, cette conférence se déroulait bien évidemment en allemand, nous avions tous au préalable préparé quelques questions à poser à Carolyn. Celle-ci a fait de son mieux pour répondre aux interrogations de chacun, souvent même en détaillant ses réponses.

















Nous avons alors appris que son rôle dans "Der Nachtmahr" était son premier rôle principal dans un film. Elle nous a aussi expliqué qu'elle s'était "faite toute-seule", c'est-à-dire qu'elle n'est passée par aucune école du cinéma ou autres. 

Originaire de Hamburg, elle a été découverte dans la rue quand elle avait 10 ans. Elle a tourné dans beaucoup de publicités, de films et de séries télé. Elle joue actuellement une commissaire de police dans la série « Tatort ».

A côté de sa carrière de comédienne, elle fait également des études de psychologie, elle a obtenu une licence et prépare actuellement un master.

Elle nous a expliqué ce que cela faisait de jouer avec une poupée animée (le personnage du Nachtmahr n’est pas en images de synthèse), comment elle avait découvert le scénario du film, ce que ce film lui avait apporté dans sa carrière d’actrice.



Nous continuons aujourd'hui à travailler autour de cette interview et autour de ce film.

Maylène Dujardin, Sarah Grandsire, Théo Koppitz, Marius Patenère
1e S, lycée Thomas Corneille - Barentin

lundi 27 mars 2017

J'élève (et torture) mon enfant

Un classique que tous les Allemands connaissent et qui a sans doute fait la fortune de nombreux psychanalystes et psychothérapeutes:






Pour les non germanistes, un petit article en français:


le héros : le "Struwwelpeter"



Qui est-ce ? Pour un Allemand, la question est d’une simplicité enfantine. Outre-Rhin, tout le monde connaît ce petit garçon à l’imposante tignasse blonde et aux ongles trop longs : c’est le "Struwwelpeter", personnage qui a donné son nom à un célèbre livre pour enfants.
Quel pauvre gamin, un peu morose, plutôt négligé, perché sur un socle sur lequel on peut lire ces vers que tout Allemand connaît :

"Regardez-le déambuler
Pouah ! C’est Pierre l’Ebouriffé.
Les ongles de ses mains,
Longs comme un jour sans pain,
Jamais, jamais il ne les taille ;
Et ses cheveux sont en bataille !
Si bien qu’on dit à la ronde
Quel petit garçon immonde !"

Voilà plus de 150 ans que le malheureux "Struwwelpeter" se fait brocarder en ces termes. Plus précisément depuis 1844, année où le psychiatre allemand Heinrich Hoffmann se met en quête d’un cadeau de Noël pour son fils de trois ans.

Les livres d’images de l’époque n’étant pas à son goût, il rentre à la maison avec un cahier vierge, et, en quelques coups de plume, y dessine, écrit et rime une histoire destinée aux enfants.

Son œuvre fourmille de petits diables rebelles et impertinents, qui n’écoutent pas leurs parents. Ils sont donc punis. Mordus par un chien, amputés, brûlés vifs ou encore condamnés à mourir de faim.

Malgré son incroyable cruauté ou peut-être aussi à cause de ça, le petit livre illustré remporte un vif succès parmi les adultes et les enfants en ce réveillon de Noël 1844. Et de toutes parts, on incite le Docteur Hoffmann à le faire publier. Depuis, c’est un best-seller. En Allemagne comme dans de nombreux autres pays.

En France aussi, il y a un "Struwwelpeter", même si côté notoriété, il n’arrive pas à la cheville de son cousin allemand : rares sont les Français qui ont déjà entendu parler de Pierre l’Ebouriffé ou de Tignasse Crasse.

En Allemagne, en revanche, la plupart des héros du "Struwwelpeter" sont passés dans le langage courant. En tête : Gaspard-mange-ta-soupe, qui meurt de faim en cinq jours car il ne veut pas manger sa soupe. Aujourd’hui, il suffit qu’un enfant renâcle devant son assiette pour que sa mère lui lance : "Tu finiras comme Gaspard !".

Et s’il traverse la rue en rêvassant, on crie : "Fais attention, Jean-tête-en-l’air !". Jean, c’est le personnage qui tombe dans la rivière parce qu’il est toujours dans la lune. Et si un enfant joue avec un briquet, on lui dit : "Pense à Pauline !". Pauline, c’est la fillette du "Struwwelpeter" qui met le feu à ses vêtements et se transforme en torche vivante.

Philippe-qui-gigote, lui, se balance sur sa chaise. Un jour, il tombe à la renverse, emportant nappe et repas. Aujourd’hui encore, les hyperactifs sont affublés de ce sobriquet. Konrad, qui suce son pouce, est amputé des deux doigts. Clic ! Clac ! Si l’amputation est loin d’être une méthode officielle pour faire cesser ces mauvaises habitudes, on agite encore volontiers l’épouvantail de Konrad à des fins pédagogiques.

Le "Struwwelpeter" tient en haleine pédagogues et psychologues. La cruauté est-elle bénéfique ou dommageable pour les enfants ? Les uns estiment que la violence physique et psychique doit être bannie de l’éducation des enfants ; les autres mettent en avant le côté anarchique et anti-conformiste des petits rebelles.

Tout ce que je peux dire, c’est que, comme tous les Allemands, j’ai lu le "Struwwelpeter" dans mon enfance. Sérieusement, je ne crois pas que ça m’ait nui… n’est-ce pas ?
 
Texte : Hajo Kruse
Image : Philipp Seefeldt

dimanche 19 mars 2017

Chair et tendre

Ames sensibles et estomacs fragiles, fuyez!

Un film original sur le thème assez classique de l'entrée d'une jeune femme dans l'âge adulte, traité cette fois selon les codes du film horrifique façon Cronenberg ou Claire Denis dans Trouble every day.
L'interprétation de  Garance Marillier est fantastique et le film bien plus subtil qu'il n'y paraît au premier abord , tant dans le propos que dans la mise en scène, un petit grignotage mettant le spectateur bien plus mal à l'aise que des flots d'hémoglobine...




mardi 14 mars 2017

Carolyn Genzkow

Pour les germanistes, une petite interview donnée par Carolyn Genzkow, qui joue le rôle principal dans Der Nachtmahr, nous avons hâte de la rencontrer vendredi prochain...




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Carolyn Genzkow „Ich mag es nicht, wenn mein Kopf sich langweilt“

Von Kerstin Rottmann | Veröffentlicht am 30.05.2016

Schon 2011 bekam Carolyn Genzkow den Grimme-Preis, jetzt spielt sie in „Der Nachtmahr“. Von der jungen Schauspielerin wird man noch hören
Quelle: Getty Images

Mit zehn drehte sie den ersten Werbespot, mit elf den ersten Film. Bislang spielte Carolyn Genzkow meist den braven Teenager. In „Der Nachtmahr“ zeigt sie nun eine ganz andere Seite von sich.
(…)
Seit dieser Woche ist sie in ihrer ersten Kino-Hauptrolle zu sehen. In „Der Nachtmahr“ spielt sie ein Mädchen namens Antonia, das Angst hat. Davor, uncool zu sein, hässlich gar, allein und isoliert. Typische Sorgen einer 17-Jährigen, die kurz vor dem Abitur steht, unglücklich verliebt ist, mit den Eltern streitet.
Antonias Ängste werden wahr, aber anders als gedacht. In der elterlichen Küche entdeckt sie eines Nachts, nach einer besonders exzessiven Party, etwas, das so widerwärtig ist, dass sie weder wegschauen noch -laufen kann. Es ist ein Wesen zwischen Alien, Greis und Embryo.
Dieses „Es“ kauert vor dem Kühlschrank, und hat eine Riesensauerei angerichtet. Zerschlagene Eier, aufgerissene Joghurtbecher und mittendrin dieses Monster, das frisst, rülpst und seltsame Geräusche macht. Antonia, genannt Toni, einzige Tochter einer wohlsituierten Familie, bricht ohnmächtig zusammen.

„Jeder von uns hat seinen Nachtmahr in sich“

„Mystery-Drama“ nennt der Regisseur mit dem Künstlernamen Akiz seinen Film. Die Low-Budget-Produktion (Etat: 100.000 Euro) ist viel gelobt worden. Wegen Bildern, die lange im Gedächtnis bleiben, und einer Hauptdarstellerin, die ihre Rolle mit zerbrechlichem Stolz verkörpert. Sie sei die einzige gewesen, die mit der Monsterpuppe spielen konnte, als hätte sie ein reales Wesen vor sich, sagt Akiz über Carolyn Genzkow.
(…)

Carolyn Genzkow bei der Premiere des Films "Der Nachtmahr" in Berlin
Quelle: dpa
Die besorgten Eltern ziehen einen Psychologen hinzu, die Lage droht zu eskalieren. Was aber ist das alles? Der Ausbruch einer Psychose? Ein Drogentrip? Eine Art Coming of Age, ein jugendlicher Entwicklungsroman, in dem die pubertierende Heldin zu sich selbst findet? Carolyn Genzkow will es nicht verraten. Der Zuschauer komme schon allein auf gute Ideen, sagt sie.
Gerade diese Offenheit habe ihr an dem Drehbuch von Akiz gut gefallen. „Jeder von uns hat seinen Nachtmahr in sich“, glaubt Genzkow. „Es sind die Dinge, die nicht unserem Selbstbild entsprechen.“
(…)

Mit sieben Jahren auf der Straße entdeckt

So wird die Kreatur auch zum Sinnbild dessen, was junge Erwachsene vielleicht am meisten fürchten: Außenseiter zu sein. (…)
„Wir alle kämpfen ja permanent darum, uns so zu zeigen, wie wir wirklich sind“, sagt sie. „Dabei suchen wir doch noch unsere Orientierung. Es gibt so viele Identitäten, so viele Möglichkeiten – welche davon nimmt man?“ Carolyn Genzkow, so viel ist klar, hat ihre Möglichkeiten schon früh erkannt und genutzt.
(…) Sie gab das brave Mädchen in Familienserien wie „Tierärztin Dr. Martin“, „Der Bergdoktor“. Dann spielte sie in der ZDF-Reihe „Frühling“ mit sehenswerter Bockigkeit die pubertierende Tochter von Familienhelferin Katja Baumann, verkörpert von Simone Thomalla.
Den Durchbruch ins ernste Schauspielfach aber, den hätte manch einer ihr nicht unbedingt zugetraut. Regisseurin Aelrun Goette war es, die mehr in Carolyn Genzkow sah als das kleine Mädchen mit dem schmalen, ausdrucksstarken Gesicht.
Sie führte die Autodidaktin, die keine Schauspielschule absolviert hat, durch „Keine Angst“, einen Film, der von Jugendlichen am Rande der Gesellschaft handelt. Für ihre, wie sie selbst sagt, „bisher schwerste Rolle“ bekam Genzkow den Deutschen Fernsehpreis als „Bestes Nachwuchstalent“, 2011 dann, als Ensemblemitglied, erhielt sie den Grimme-Preis.
„Ich neige zu abgründigen Rollen. Junkies, Magersüchtige, Mörderinnen“, sagte sie damals, mit gerade einmal 18 Jahren. Wie ihr das gelingt? „Ich überlege mir, wo die Parallelen zwischen mir und der Rolle sind, wo man die Abgründe in sich findet.“
Ein herausforderndes Drehbuch ist ihr wichtig. Immer wieder arbeitet sie auch in kleinen Produktionen, für die sie wenig oder keine Gage, aber viel Lob bekommt, so wie in „Der Nachtmahr“. Den dunklen Charakteren bleibt sie dabei treu. Davon zeugen Gastspiele in zahlreichen TV-Kriminalfilmen, nicht zuletzt im Berliner „Tatort“, in dem Genzkow bereits fester Teil des Ermittler-Teams um Mark Waschke und Meret Becker ist.

Das Reizvolle an der Schauspielerei

(…)
Damals, nach dem Gewinn des Grimme-Preises nahm sie sich erst einmal eine Auszeit und reiste nach Tansania, um dort ein Praktikum zu machen, als eine Art „Reality Check“. In Afrika ist sie davor schon einmal gewesen, gleich nach dem Abitur hat sie in einem Waisenhaus gearbeitet.
Neben der Arbeit als Schauspielerin hat sie noch ein Studium abgeschlossen. Einen Bachelor in Psychologie, gerade erst absolviert und „in der Regelstudienzeit geschafft“, sagt sie stolz. Sie will Menschen verstehen, was sie umtreibt, aber auch was sie plagt – das reizt sie an der Schauspielerei, aber auch an der akademischen Analyse.
Wie schafft sie das alles, schon allein zeitlich? Die Antwort klingt entschlossen. „Ich mag es nicht, wenn mein Kopf sich langweilt. Und ich wollte nicht, dass nach der Schule ein Punkt kommt, an dem ich mir kein Wissen mehr aneigne. Außerdem habe ich es gelernt, sehr organisiert zu sein“, sagt die Frau, die bereits als Kind viele Termine hatte. Sie wirkt in diesem Moment wie eine, die zu schnell erwachsen wurde.



dimanche 5 mars 2017

La journée de la femme allemande

Chez les Allemands, Carnaval est quelque chose de sérieux, comme en atteste le sujet ci-dessous:


Messieurs, gare à vos cravates!

L'histoire sans fin

Der Nachtmahr étonne et désarçonne le spectateur qui aime qu'on lui raconte une histoire avec un début, un milieu et une fin, le récit suit une sorte de boucle qui se referme sur elle-même et offre de nombreuses possibilités d'interprétation, ce qui rend le film particulièrement riche et intéressant.

Akiz n'est cependant pas le premier à recourir à ce procédé narratif.
On pense tout d'abord au modèle du genre, La jetée de Chris Marker:




Il y a naturellement aussi "l'adaptation" très libre de La jetée qu'est L'armée des 12 singes de Terry Gilliam:





On peut aussi évoquer Memento de Christopher Nolan, où le spectateur est perdu dans le schéma narratif tout autant que le personnage l'est dans une histoire où il perd... la mémoire:





Et naturellement, on ne peut (une fois de plus) manquer de citer l'excellent Lost Highway où le personnage principal répond au début du film à l'interphone à une personne qui n'est autre que lui-même... à la fin du film. Bon, comme ça, ça paraît tordu, mais l'effet est génial :
 

samedi 4 mars 2017

Rencontre au sommet

Le 17 mars 2017, les élèves français des 6 lycées normands participant au dispositif Kinema auront la chance de rencontrer et d'interviewer l'actrice principale du film, Carolyn Genzkow. ce sera une occasion formidable de l'interroger sur son travail dans Der Nachtmahr.

Carolyn Genzkow (2016)


Der Nachtmahr



Avec l'autre "personnage" principal du film
Avec Akiz, le réalisateur du film Der Nachtmahr


Autoportraits

Les élèves de 1eS ont réalisé de courts autoportraits vidéo à destination de leurs camarades allemands du Teletta-Groß-Gymnasium de Leer avec qui ils vont travailler sur Der Nachtmahr et les Combattants, en voici quelques exemples:















A la manière de Méliès

Les élèves de secondes ont fait leurs premiers effets spéciaux à la façon de Georges Méliès. Cela leur a parfois valu quelques bleus ;-)))




Vues Lumière (suite)

Et encore des Vues Lumière!






Vues Lumière

Les élèves de secondes ont travaillé en début d'année scolaire sur les débuts du cinéma et ont réalisé des "vues" (courts films d'un minute) à la façon des Frères Lumière, en voici quelques exemples.